Le 17 juillet 2025 à Kampti dans la région du Djôrô (Sud-Ouest), le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, à travers le Secrétariat permanent de la Commission nationale pour les réfugiés (SP-CONAREF) a entamé, un monitoring sur la cohabitation pacifique entre réfugiés, les demandeurs d’asile et les populations hôtes.
Prévu pour deux jours, cet atelier permettra à la CONAREF de rappeler les droits et devoirs des réfugiés et des demandeurs d’asile, de partager des informations sur les mécanismes de résolution des conflits, et de susciter l’engagement des participants à promouvoir des messages de paix, de cohésion et de vivre-ensemble dans leurs milieux de vie.
Le Secrétaire général, l’Ambassadeur Hermann Yiriguoin Toé président de la cérémonie d’ouverture a, au nom du ministre des Affaires étrangères, remercié les premiers responsables de la Délégation spéciale de la Commune de Kampti et tous les acteurs qui ont contribué à l’effectivité de cette activité.

En outre, il a également relevé qu’au Burkina Faso, les réfugiés vivent en symbiose avec les populations locales, et cette cohésion sociale sera davantage renforcée à travers la contribution de toutes les personnes ressources.
Hermann Yiriguoin Toé a donc invité les participants à jouer pleinement leurs rôles en tant que relais de transmission de messages de paix, en posant des actes de fraternité et de solidarité.
« Il est important de privilégier les actions visant à assurer aux réfugiés, l’assistance et la protection dont ils ont besoin, tout en veillant à la quiétude des populations hôtes et des personnes déplacées internes », a t’il précisé. Il a noté que les communautés doivent apprendre à être solidaires, à vivre en harmonie et à renoncer à la violence comme moyen de règlement des différends.

« Cette activité viendra améliorer nos indicateurs de vivre ensemble harmonieux, de coexistence pacifique et l’entraide mutuelle entre les populations hôtes et les réfugiés », dira le Président de la Délégation spéciale de la Commune de Kampti, Massahiba Aimé Soulama.
Le Secrétaire permanent de la CONAREF, Dr Oumarou Kologo a indiqué, à son tour que le choix de Kampti est motivé par le nombre important de réfugiés dans cette zone qui s’élève à 211 personnes.
« Pour un meilleur vivre-ensemble, nous avons décidé de venir s’entretenir avec l’ensemble des acteurs de la Commune de Kampti qui interviennent sur la question et les réfugiés eux-mêmes sur la cohabitation pacifique », a-t-il ajouté.
Arouna Ousseini, Porte-parole des réfugiés, a quant à lui, salué l’engagement du Gouvernement burkinabè à leurs côtés et précisé qu’ils vivent en parfaite harmonie avec les populations hôtes, depuis leur arrivée dans cette partie du Burkina Faso.
Prennent part à cette activité de deux jours, les personnes âgées, les jeunes, les autorités coutumières, religieuses, militaires et paramilitaires et les réfugiés.
Il faut noter qu’à la date du 30 juin 2025, le Burkina Faso compte sur son territoire 41 745 réfugiés.
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Source : DCRP/ MAECR-BE
