À l’occasion de la 35e Journée de l’enfant Africain, le ministère en charge de l’Action humanitaire a organisé une cérémonie commémorative ce 16 juin 2025 à Sakoula, Ouagadougou. Elle était placée sous le haut patronage du Premier ministre, représenté par le ministre d’État, ministre chargé de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, et sous la Présidence de la ministre chargée de l’Action humanitaire, Commandant Pélagie Kaboré. L’UNICEF était le parrain.
« Investir dans l’enfant burkinabè, c’est bâtir une nation fière de ses valeurs », c’est sous ce thème qu’est célébrée la 35e Journée de l’enfant Africain au Burkina Faso. La cérémonie de commémoration s’est tenue ce 16 juin 2025 à Ouagadougou.

Selon le représentant du Premier ministre, le ministre d’État, Émile Zerbo, le choix de ce thème n’est pas fortuit. « Il traduit notre conviction que l’avenir de notre Nation se construit avec nos enfants, dans les écoles, les centres d’accueil, les foyers et les marchés, dans les zones de paix comme dans celles fragilisées par les conflits », a-t-il expliqué.
La Journée de l’enfant Africain revêt une importance capitale. Elle vise à faire connaître aux enfants les valeurs africaines de respect, d’intégrité, de solidarité et de patriotisme. À l’occasion de cette journée, plusieurs activités sont prévues pour permettre aux enfants de s’approprier le patrimoine du Burkina Faso. Les enfants iront à la rencontre des chefs coutumiers, visiteront le mausolée Thomas Sankara, et entendront des contes et des récits.
Des acquis engrangés par les actions de protection de l’enfant
Par ailleurs, le ministre Zerbo a profité de l’occasion pour saluer les efforts conjoints de l’État et de ses partenaires qui ont permis d’engranger des acquis. « 70 millions de soins gratuits dispensés aux enfants de moins de 5 ans et aux femmes enceintes, pour un coût de 120 milliards FCFA entre 2016 et 2020; plus de 343 000 enfants soutenus pour rester à l’école, malgré l’adversité; 455 pupilles de la Nation pris en charge mensuellement… », a-t-il notamment cité.

Les défis restent immenses
Malgré ces efforts, les défis restent immenses, selon le représentant adjoint du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) au Burkina Faso, James Mugaju. Selon ses dires, plus de 3 millions d’enfants sont touchés par la crise humanitaire actuelle, 56% des femmes de 15 à 49 ans et plus de 9% des moins de 14 ans ont subi des Mutilations génitales féminines (MGF), bien que cette pratique soit interdite par la loi, et un enfant sur quatre est victime d’au moins une forme de violence. En plus, des milliers d’enfants d’âge scolaire sont déscolarisés ou non scolarisés, en raison notamment de l’insécurité.
Pour relever ce défi, le pays a mis l’enfant au cœur de son action. Le Gouvernement, sous l’impulsion du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, reste engagé pour une politique inclusive de protection de l’enfant.

La cérémonie a été marquée par une remise de 414 kits alimentaires et de 100 kits hygiéniques à des enfants déplacés internes. Les centres de transit de Ouagadougou et de Boromo ont reçu du matériel composé notamment de nattes, de lits, de balais et de fûts métalliques.
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En rappel, la Journée de l’enfant Africain, célébrée chaque année le 16 juin, commémore le soulèvement de Soweto en 1976 en Afrique du Sud, où des écoliers ont manifesté pour leurs droits, notamment celui à une éducation de qualité. Cette journée, instaurée par l’Union africaine en 1991, vise à sensibiliser aux droits des enfants en Afrique et à mettre en lumière les défis auxquels ils sont confrontés. Cette année, le thème continental est : « Planification et budgétisation des droits de l’enfant : progrès depuis 2010 ».
Issouf TAPSOBA
Latribunedufaso.net
