Conférence de presse sur l'operationnalisation de la CAMA, 11 février

Caisse d’assurance maladie des armées (CAMA) : Rendez vous le 13 février pour le lancement officiel des activités

Les activités de la Caisse d’assurance maladie des armées (CAMA) débuteront officiellement le 13 février 2025 à Ouagadougou, selon le Secrétaire général du ministère en charge de la Défense, l’intendant Colonel-major Jean-Baptiste Parkouda. C’était lors d’une conférence de presse organisée par le ministère de la Défense et des Anciens combattants le 11 février 2025 à Ouagadougou.

La CAMA est un établissement de prévoyance sociale qui a pour rôle la gestion du régime d’assurance maladie au bénéfice des éléments des Forces armées nationales et des membres de leurs familles. Elle constitue une politique sociale obligatoire couvrant tout le territoire burkinabè, avec un taux de prélèvement global de 5,5 % (3 % à la charge de l’État et 2,5 % à la charge des militaires).

Elle propose une large game de soins aux militaires et leurs familles afin de leur permettre d’être moins angoissé sur le terrain, vu la situation que traverse le Burkina, selon les explications données par le médecin colonel-major Saïdou Yonaba, directeur général de la MACA.

Conférence de presse sur l'operationnalisation de la CAMA, 11 février
La deuxième personne à partir de gauche, le DG de la CAMA, le médecin colonel-major Saïdou Yonaba – Ph. N. Ouattara

En outre, la mission de la caisse d’assurance maladie des armées repose sur 3 piliers que sont l’accès aux soins de qualité pour tous, la solidarité et l’équité ainsi que la transparence et la durabilité. Pour sa première mission, la CAMA veut garantir à chaque bénéficiaire, qu’il soit en poste dans une grande ville ou dans une région reculée, des prestations médicales adaptées à ses besoins.

Parlant de la solidarité et l’équité, la CAMA est fondée sur un principe de mutualisation des ressources, permettant une prise en charge équitable, sans distinction de grade ou de situation sociale. Quant à la transparence et la durabilité, « la gestion rigoureuse et efficace de cette institution sera notre boussole. Chaque action que nous entreprendrons devra répondre aux attentes des bénéficiaires et inspirer la confiance », a déclaré le médecin colonel-major Saïdou Yonaba .

Par ailleurs, il a souligné que l’adhésion des militaires à la CAMA est obligatoire et que les cotisations sont proportionnelles aux revenus de chaque militaire. « La cotisation est obligatoire et chaque militaire bénéficiera des prestations en fonction de ses besoins », a-t-il précisé. 

Conférence de presse sur l'operationnalisation de la CAMA, 11 février
Au milieu, le Secrétaire général du ministère en charge de la Défense, l’intendant Colonel-major Jean-Baptiste Parkouda – Ph. N. Ouattara

La CAMA , faut il le rappeler, ne s’inscrit pas uniquement dans le cadre des réformes propres aux Forces Armées. Elle est alignée sur des objectifs nationaux et internationaux. Sur le plan national, elle contribue à l’effort de l’Assurance maladie universelle, une priorité stratégique visant à garantir à chaque citoyen un accès équitable à des soins de qualité. Sur le plan international, elle répond aux objectifs de développement durable (ODD), en particulier la cible 3.8 de l’ODD 3 : « Faire en sorte que chacun bénéficie d’une couverture sanitaire universelle, comprenant une protection contre les risques financiers liés à la santé. » A ce jour, environ 90% des militaires sont enrôlés. 

Nabintou OUATTARA 

latribunedufaso.net 

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